Le vautour (Chili)

Publié le par la freniere

Le vautour ouvrit sa Paroisse,
endossa ses habits noirs,
et s’envola
cherchant des pêcheurs,
menus crimes, larcins, maraudages
en volant il inspectait tout:
champs, maisons, chiens, sable,
regardait tout sans regarder
déployant au soleil
sa soutane sacerdotale.

il ne sourit pas au printemps
le vautour, espion de Dieu:
il tourne et tourne en regardant le ciel
se pose solennel sur la terre
et se referme comme un parapluie.

Pablo Neruda
traduit par Aaron de Najran

Publié dans Poésie du monde

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