Paroles indiennes

Publié le par la freniere

Luther Ours Debout (Lakota)  :
  
Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres infinis n'étaient pas sauvages à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature "sauvage", et pour lui seul la terre était "infestée d'animaux sauvages" et de "peuplades sauvages". A nous la terre paraissait douce; nous étions comblés des bienfaits du Grand Mystère. 
     
Conseil des Haudenosaunee, 1977 :

Il faut que les peuples qui vivent sur cette terre dépassent le concept étroit de "libération de l'homme" et qu'ils commencent à voir que cette libération doit être étendue à l'ensemble du monde naturel. Ce qu'il faut, c'est libérer toutes choses qui entretiennent la vie - l'air, l'eau. les arbres, tout ce qui entretient la trame sacrée de la vie. 
  
Alvin Josephy  :  

L'Indien a survécu, posant au conquérant Blanc un défi que beaucoup de non-Indiens, en particulier aux Etats-Unis, ne tolèrent pas facilement, même s'ils la comprennent: ils demandent de rester Indiens. Ce droit implique au fond le droit d'être différent, ce qui aux Etats-Unis va à l'encontre de l'orientation générale de la société majoritaire. Idéalement, le rêve américain confère l'égalité des chances, mais pratiquement ce processus s'inscrit dans le cadre de l'objectif général qui consiste à supprimer les différences. Les Indiens, s'accrochant à ce qui leur semble leur convenir le mieux, ont résisté instinctivement aux mesures visant à leur faire abandonner ce qu'ils veulent préserver et à adopter ce qu'ils ne tiennent pas à acquérir. Tel a été - et tel est toujours - l'élément essentiel de ce qu'on appelle le problème indien aux Etats-Unis. 

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