Je pense à toi

Publié le par la freniere

Je pense à toi avec mes doigts, avec mes mains, avec mes yeux. J’avance à toi avec mes mots. Tes mains s’affairent dans mes cheveux. Tu es partout sur moi et je te vois partout, à l’envers des affiches, sur les pétales de rose, dans les yeux de mon loup, au bout de chaque route. Chaque rayon de soleil, chaque goutte de pluie, chaque brin d’herbe me rappellent tes doigts. Chaque étoile qui brille évoque ta présence. Quand je hurle à la lune, ce sont des mots d’amour. Tu appartiens à la musique. Tes yeux dansent avec moi.

Les lettres arrivent toujours en retard mais nos baisers précèdent l’encre. Ils se promènent de fleur en fleur et nous parviennent chargés d’odeurs. Mes yeux te lisent dans le ciel sous les grands titres des nuages. Mes mains sur tes hanches ne laissent pas de doute sur l’existence du bonheur. Avec nos rires qui s’enlacent à l’encolure de la nuit, nous dérivons ensemble vers le reste du monde. Nos mains s’accrochent à nous au plus intime de l’être. Je te prends à l’éclat, à la lumière, au ciel. Tu me rends à la vie. De l’en-dessus à l’en-dessous, tu rapailles mes gestes. Je te chante à voix basse et ta main signe la musique.

De là-bas jusqu’ici, dans la distance de tes lèvres, ta voix se fait plus douce. C’est la plus belle des musiques. Quand je dors avec elle, elle griffe l’oreiller et réveille mes rêves. Tu es la mousse qui habille ma pierre, le feu dans le buisson, la source sous le sable. Je pense à toi toujours. Sur la montagne de ton cœur, je regarde le monde. Dans le tutoiement des sommets, j’écoute battre ton sang. Je t’aime de chaque côté du désir, sans bord, sans borne, sans frontière. Dans le lit où tu dors, les plis des draps forment des phrases. Ta chemise entrouverte laisse apparaître le ciel. Je n’en finirai pas de lire ta présence.

Quand mes bras se referment sur toi, ils s’ouvrent à la vie. Une fontaine coule dans le jet de tes bras. Je n’en perds pas une goutte. Je prononce en chantant ton nom bref d’oiseau. Je remplis ma bouche de ton parfum de pomme. Il faut chaud dans tes bras. Il fait beau dans tes yeux. Il fait le monde entier dans une seule de tes mains. Il fait tendresse dans nos corps.

(...)

Publié dans Prose

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

orchis-mauve 23/07/2007 19:07

Très beau texte, tendre et sensuel. Pourrais-je le mettre sur mon blog, sous la rubrique : "Aus jardins amis du sésir" en mettant bien sûr votre nom et l'adresse de votrte blogC'est Pascal Perror qui m'a donné votre adresse AmicalementO.

Enigmus 23/07/2007 09:03

La femme pour laquelle vous avez écrit cette prose a bien de la chance. ;)