Du rien au tout

Publié le par la freniere

Du rien au tout, il y a un passage. Énigmatique. J'ai mine sèche et cahots de chemin pour le dire. Seule penchée sans palabres, sans intellect rassurant de petite culture, je parle d'un parcours loin des orchestrations. Des terres rouges aux terres blanches, ou est-ce le contraire, l'inhabité arrondit ses maisons. Le silence est prêt à laver, à lever. Je ne sais si le jour nous attend dans quelque chose. Sa lumière éclaire des fragments. Je ne sais ce que je remercie. Ne serait-ce que l'air, je serais loin du compte. Je ne parle pas de sentiments, trahis, détournés en brasiers de passage. Quand je dis ermitique, initiatique extase, c'est d'une force joyeuse que je n'explique pas. Le lieu, l'état enfin indéfectibles. Dans cette thébaïde, il y a l'homme debout. Cette présence sûre où les mots n'ont plus cours que dans leur bois de chauffe, leurs gestes de bonté. Ces mots, hôtels de campagne où couchent l'herbe et le feu d'une même confiance. Leur raison brûle, délivrée des encans. Qu'importe ceux qui doutent, ils fatiguent les marbres jusqu'au point de rupture. Je parle d'une statue qui descend de sa stèle et se met à marcher. Ceci est un texte d'amour.

Ile Eniger

Publié dans Ile Eniger

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Danièle 23/11/2007 00:39

Un cri d'Amour que l'on entend, Ile..