Qu'on ne voit plus (France)

Publié le par la freniere

Mère

me voici devant la pierre

où ton nom n’est même pas

 
Mère    il pleut il pleut encore

sur tes grands yeux à la Garbo

sous un ciel que tu n’aimais pas

loin des soleils de ton midi

dans le désert de ton tombeau

 
mère

je viens de loin j’arrive tard

écoute-moi si tu le peux

maintenant tout m’est égal

je sais rester assis sur une chaise

comme un vieil indien

comme un vieux paysan qui n’en peut plus

comme ton père sur ses pierres

fixait un Rhône qu’on ne voit plus.

 
Jean Pérol

Publié dans Poésie du monde

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