Le chant du coq

Publié le par la freniere

 

Je n’entends pas le chant du coq.
J’écoute le vol d’un papillon.
Je ne sais pas lire la Bible.
J’apprends la langue des fougères.
Je donne à boire ce dont j’ai soif.
Je donne à voir ce que je cherche.
Je confonds dans une phrase
le ressac bleu des vagues
et l’herbe verte au bord de l’eau.
Je donne au pain une accolade.
Je donne à lire au blanc des yeux
un arc-en-ciel de musique.
Je donne l’encre au blanc des pages
et ma chair vive à chaque mot.

Je donne à lire ce que j’ignore.


 
 

 

 

 

 

Publié dans Poésie

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