L'un pour l'autre

Publié le par la freniere

Je parle avec ta main. J’écoute avec tes yeux. Je vois avec tes mots. Je joue sur tes paupières une sonate d’images, un concerto d’étoiles, un concert infini. Je ris avec tes pieds. Je goûte avec ta peau. Nos regards bout à bout atteignent l’horizon. Nous ne sommes plus qu’un seul. Nous sommes nus l’un pour l’autre, un seul cœur pour deux. J’entends battre ton cœur plus fort que le mien. Je t’aime à l’infini mais ce n’est pas assez. Je t’aime dedans toi mais c’est encore trop loin. La moelle de mes os garde mémoire de ta chair. Je m’habille de toi comme on fait d’une pluie. Dans ce monde si noir, c’est de toi que me vient la plus grande part de lumière.

Tes paroles au matin me tiennent lieu d’éveil musical. C’est plus beau que Mozart et le chant des grenouilles. C’est plus doux que la soie et la peau des bourgeons. C’est plus vrai que la vie et les mots du journal. Tu as des jambes à raccourcir les jupes, des seins de pommes douces. Tu as des yeux de vent qui redresse les mats, des mains aux doigts de fleur. Tu as des hanches douces à réveiller les morts, une gorge à musique. Aimer n’est pas un verbe. Aimer n’est pas un mot. C’est ta peau sur la mienne. Quand je marche avec toi, il est je t’aime à chaque pas. Il est amour à chaque geste. Nos deux corps qui se touchent sont un même corps roulé en boule sous la couette des caresses. Si je m’égare que ce soit dans tes bras. J’aurai trouvé le ciel.

Lorsque tu n’es pas là, tu manques à tout ce que je vois. Sans toi, mon amour, ni le temps ni l’espace n’existeraient nulle part.

Publié dans Prose

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Danièle 23/01/2008 00:34

La si forte présence de l'absence... L'assourdissant bruit du silence...