Coupable

Publié le par la freniere

Coupable. Coupable d’aimer plus que raison. D’attendre chaque jour une voix, une lettre, et cet oiseau sur le rebord de ma fenêtre. Coupable de soleil au milieu de la nuit, et de rêves plus hauts, plus grands que l’insomnie. Loin de l’austérité qui fige la photo, coupable de livrer un automne brûlant et quinze ans chaque année. De cerises aux pommiers, de baisers sous la pluie, de silences à rougir, pieds nus sur les rires de verre, coupable. Coupable de désirs à réveiller le monde.

Ile Eniger      Il n’y aura pas d’hiver sans tango, mon amour

Publié dans Ile Eniger

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article