Dans un cahier vivant

Publié le par la freniere


J’écris pour l’inconnu

qu’on heurte dans la rue.

Au seuil de l’horizon
j’ai rompu les amarres,
remis le miel aux fleurs,
l’idée hors de sa cage
et l’oiseau dans son œuf.

Mon cœur tapi dans un cahier
bat d’un sang d’encre bleue.
Les lettres du mot pain
laissent des miettes de faim
sur la blancheur des pages.
Le mot couteau courbe sa lame
sur le ventre du c.
La table des matières
laisse entrevoir ses rides.

Dans les moments de joie
il faut de la tristesse
pour y croire vraiment.
La fin d’une caresse
est le début d’une autre
de plus en plus intime.

Je laisse une livre ouvert
su hasard des pages,
le signet d’un sourire
griffonné d’absolu,
une poignée de graines
pour les semeurs à venir.

À la rencontre des secondes
j’y cherche l’infini.




Publié dans Poésie

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colette 21/02/2008 11:19

Ces deux derniers textes sont  MAGNIFIQUES! Tes mots ont tellement d'âme que c'est à nombre d'entre nous qu'ils "servent de béquilles" ...

21/02/2008 10:43

J'aime vos mots.Et ceux de Richard Desjardins aussi !