À la mémoire de ma mère (Belgique)

Publié le par la freniere

Cela fait deux mille ans que je voyage à contre-
courant pour retrouver en Orient la voix
du troisième jour, celle des Lève-toi, marche.

Trois jours, trois dizaines d'avrils que seul je fais
les cent pas devant le tombeau, sollicitant
la résurrection de ton corps. Trois jours, trois nuits

que la rude et ronde pierre d'Arimathie
veille et pèse, immobile devant ton sommeil.
Que le rauque soleil orange de la mort,
devant ta mort, roule comme un pesant orage.

Trois jours et trois nuits, des années et des siècles
que j'attends sur la terre battue des lieux
de Pâques la venue de l'ange solaire
qui me dira enfin que le tombeau est vide.

André Schmitz

 

Publié dans Poésie du monde

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