Pour en finir avec la mort (extrait)

Publié le par la freniere


Quelle merveille cette peau qui recouvre les os,
cette douceur du rire qui recouvre tes dents.
Quelle merveille ces lèvres
qu'elles embrassent ou qu'elles boudent.
Quelle merveille ces doigts
qui forment la caresse ou pétrissent l'argile.
Quelle merveille ces yeux
qu'ils dessinent ou qu'ils pleurent.
Quelle merveille la lune sur la marée des songes,
la chaleur du soleil qui embrasse la terre.
Quelle merveille la vie quand on se tient debout
avec la fleur aux dents, avec l'amour au coeur,
cette caresse du temps sur la dureté des choses,
la vérité des arbres qui affrontent le vent,
le doute des étoiles dans le ciel infini,
la route sous les pas qui se trace à mesure.
Quelle merveille la graine
qui prépare le pain et la farine du jour,
la robe de l'extase qui fait briller le vin.
Quelle merveille ce nid
où l'oiseau prend son vol,
l'entêtement des épines à protéger les roses,
l'acharnement de la sève à devenir un arbre,
la patience des sources à devenir rivière,
l'empressement des rivières à devenir la mer,
l'intelligence du souffle à devenir musique,
la volonté des foules à devenir unique.
Quelle merveille ta vulve qui enserre mon gland,
la bouche pour y boire,
la tendresse des seins qui éclatent en bourgeons.
Quelle merveille la vie quand je me colle à toi.
Quelle merveille ce silence qui succède à l'étreinte.

 


Publié dans Poésie

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