12

Publié le par la freniere

Mes pas sont comme des lettres sur du papier. Quand les jours se déchaussent l'asphalte verdit, des fleurs poussent dans les souliers abandonnés, des appels circulent entre les yeux fermés et ceux qui restent ouverts. Le rêve traverse en chantant cet invisible pont. On s'accroche comme on peut à l'épaule du temps. On dessine un sourire sur les portes fermées, un ciel bleu dans les ombres, un arc-en-ciel au fond du puits.

J’ai aménagé la cave et le grenier sur le même étage.  De la pénombre du bas à la poussière du haut, je ne cesse d’arpenter un escalier imaginaire. Les souvenirs servent de rampe, les rêves de contre-marches.

 

 

Publié dans Prose

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article