La poésie en plein désert médiatique

Publié le par la freniere


La poésie doit-elle mourir pour exister ? Au moment où l'émission radiophonique « Poésie sur Parole » animée par André Velter disparait des grilles de programme de France Culture après vingt ans d'antenne, on constate que la poésie souffre d'une mauvaise image auprès du grand public.
Non, en fait, la poésie est un peu mise à l'écart, tolérée certes, mais mise à l'écart quand même, au profit du consensus médiatique. Certes, il y a les efforts louables du Printemps des Poètes, il y les marchés de la Poésie, dont celui de la place Saint-Sulpice, en juin, à Paris.
Mais quid de la poésie dans les grandes radios privées (Europe 1, RTL) et sur les plateaux télévisés (talk-shows et émissions littéraires) ? La poésie, c'est beaucoup de livres, mais tirés à très peu d'exemplaires, des circuits de distribution aléatoires (hormis les sites marchands) : vente par correspondance, souscription et peu de représentation dans les librairies généralistes, où l'on vend du poète mort (Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Aragon, Prévert...) et des réminiscences scolaires, et très peu de poète contemporain, vivant !
Il ne s'agit pas d'éduquer le grand public, Mais de pousser les grands médias à enfin prendre conscience du problème. A l'image de ces enseignants, dont beaucoup sont poètes ou amateurs de poésie qui pour la plupart n'hésitent pas à parler des poètes et de la poésie, à transmettre et à partager.

Éric Dubois

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Publié dans Glanures

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