Les lieux de Monique Juteau

Publié le par la freniere


Juteau, Monique, Des lieux des villes un chou-fleur, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 2008, 99 pages.

 

Aujourd'hui, en désherbant la mort et l'éphémère, je remets en cause ma façon d'écrire (p. 11)

N'y aurait-il pas un préposé des saisons qui pourrait m'expliquer pourquoi, un jour, on se lève avec un chou-fleur blanc cassé à la place du cœur? (p. 12).

Au clair du lit. Mon amour. Prête-moi la terre. Juste une minute. Pour repriser la nuit des temps qui courent. Car il y aura toujours dans les maisons, même les plus basses de la planète, des mots appris pour mettre à l'abri. (p. 19).

Sur fond de sucre bleu, à deux kilomètres du fleuve, j'ai rejoint les filles poètes. Et nous sommes parties.

Nous ne savions pas [...] que ce qu'on écrirait sur la neige serait effacé par le va-et-vient des loups. (p. 37).

Les poètes s'inventent des pont couverts. Pour faire passer les mots du côté de la parole. Afin d'empêcher les phrases de tourner en rond. La pensée de perdre Terre. Les questionnements de partir au vent. (p. 90).


 

Publié dans Prose

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