Les marches rouges

Publié le par la freniere


Quand je dis, les marches rouges de la maison rouge, toi tu penses à l'escalier, moi je pense au rouge. Le rouge des fronts, des fins de jour, des bilans, des galops brisés. Le rouge du rideau sur la salle. Le rouge, gorge fragile. Le rouge torche des forêts. Le rouge gifle et celui des yeux seuls. Le rouge déteint des souvenirs. Le rouge laid des vieilles, le rouge cru des filles. Le rouge des erreurs, de toutes les terreurs, de toutes les douleurs. Le rouge cri, le rouge fleur, le rouge oiseau, le rouge amant. Et le rouge qui bat, au centre. Mais, quand je dis les marches rouges de la maison rouge, je pense aussi à l'escalier, à cause des roses, violentes.

 


Ile Eniger                    Il n'y aura pas d'hiver sans tango, mon amour - Editions Chemins de Plume

 


Publié dans Ile Eniger

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
... A l’intérieur du vieux journal<br />      Un pagne indien<br />      Qui jamais ne fut porté<br />      Me relie à un rive particulière<br />      de l’Orénoque<br /> Le pagne de coton<br /> reflète encore les dernières rougeurs<br /> d’un soir retrouvé<br /> Et sous les doigts charmés<br /> Encore prégnante<br /> la teinture chaude<br /> du roucouyer
N
Oups  trompé ce billet!!!:)Il faut croire que j'étais subjugué.Ici le commentaire sur le rouge....
N
Aimé toutes ces naunces sur la vie en rouge.Je reviendrai!