Ils ont dit

Publié le par la freniere


Il est grand temps que les individus libres et debout de cette planète, se réveillent afin d'arrêter la colonisation mentale et physique qui est en train de s'opérer sous notre nez de nantis béats irresponsables. Et quand je dis "nantis béats irresponsables", je pèse mes mots car à côté de ceux qui crèvent de faim, affamés par les guerres et les machines fric et surconsommation, nous en sommes encore, nous, qu'aux balbutiements de la difficulté. Allons-nous passer le reste de notre vie assis à regarder mourir nos semblables, humains, animaux, minéraux, végétaux, sous le prétexte que le "progrès" nous pousse du côté du plus confortable en nous conditionnant pour accepter l'inacceptable ?!

Alors, que faire ? me direz-vous sans doute exaspérés parce que avez déjà bien des soucis ! Oh pas grand-chose, simplement déjà se comporter en être humain responsable et fraternel, qui n'avale pas tout rôti aux hormones et autres pesticides, la cage à peine dorée que la course à l'argent propose et instruit ; déjà oeuvrer, même petitement, à la mesure citoyenne de chacun pour que la terre qui nous nourrit ne devienne ni un désert comme elle en prend le chemin à cause des déforestations et autres manipulations, ni un dépotoir, ni un lieu où les uns se goinfrent et d'autres meurent pendant que quelques-uns se jouent de la vie de tous.
De pas grand-chose en pas grand-chose, la vie pourrait retrouver le souffle que lui volent ceux qui traitent ses locataires comme du menu fretin.

La poésie, l'acte poétique, n'est pas un paradis artificiel ou fantasmé par lequel le poète oublierait dans un joli de pacotille, qu'il est impuissant devant les horreurs qui dépassent le commun des mortels. Le poète a le devoir vital d'échapper à un rôle de larve dépendante qui accepte de se faire nourrir passivement sur les ruines d'autrui pour mieux se faire dévorer. Le poète a le devoir d'oeuvrer vers l'épanouissement du papillon, de tous les papillons. Le poète est cet humain conscient de la beauté, de la bonté, de la diversité de l'univers qui le porte, et qui alerte les consciences dans l'urgence de préserver ce qui fait vivre toutes les espèces. Le poète est un passeur de vie, un acteur d'un autre monde possible où l'amour et la paix, galvaudés et moribonds sous les manipulations et autres asservissements, peuvent retrouver la place où chacun a la sienne dans le respect de tous.

Ile Eniger

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La colonisation mentale que vous évoquez est vieille comme le monde...