Du verbe à la chair

Publié le par la freniere


Nos lèvres bougent d'un même souffle. Nos mots s'enlacent sans se lasser. Nos pas délacent le chemin. Nos mains s'étreignent. Nos corps se touchent. Malgré la distance entre nous, nos deux extrémités de temps se rejoignent. Nos vies convergent dans l'amour. À chaque paysage, j'ajoute ce qui lui manque pour te ressembler, l'arc-en-ciel de tes yeux lorsque le ciel tombe en eau, la douceur de ta voix lorsque le vent se lève, tes mains entre mes mains, tes mots dans le silence, ton rire sur mon cou. Quand le nez me démange, c'est que je pense à toi. Il me démange tout le temps. Je ne cesse de te lire pour me lier à toi.


Ta hanche est du pain frais. Ton rire est une source. Les êtres destinés les uns aux autres finissent par se rencontrer. Je t'ai aimé tout de suite quand j'ai croisé ta vie. Sans même te connaître, je te savais pour moi. Le verbe aimer est passé de l'infinitif au présent, du passif à l'actif et du verbe à la chair. Ce qui manque à ma vie, c'est toi qui me le donne. Tu m'as donné ta main que je ne rendrai pas. Je la garde avec moi pour toucher l'univers.


Il faut quelqu'un d'autre pour exister. Seul, on ne sait pas qu'on vit. Les amoureux sont toujours un peu bêtes. Nous sommes un peu bêtes, un peu plantes, un peu ciel, un peu terre. Nous sommes un jardin où les fleurs sont bleues. Tu es si délicate, je laisse mes botterlots dehors. Mes gestes sont légers, ma parole plus douce. Rien n'est assez fort pour nous séparer. Je t'offre mon écoute, mon espace et mon temps. Chaque partie de mon corps est amoureux de toi. Les pores de ma peau le disent en mordant le désir. Je te tiendrai comme la mer. Nous ferons la marée, la tendresse, l'amour, des vagues de caresses dans le sillage de vivre. Je ne peux pas voir au-delà de toi. Tu es mon infini, mon infinissable, mon indéfinissable.


C'est bien d'être nous deux. Nos gestes nous éclairent. Nos paroles nous portent. J'ai la bouche pleine de toi sans être rassasié. Nous nous léchons comme des chats. Nos corps font des nœuds que les caresses dénouent. Notre amour est immense. Deux m ne suffisent pas pour l'écrire.

 


Publié dans Prose

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Serge 06/04/2009 15:11

Elle a bien de la chance d'être aimée ainsi et qu'on le lui écrive de cette façon !