Vers le matin des cerises

Publié le par la freniere


Si je persiste à revenir à l'"Oeuvre poétique" d'André Laude, c'est que, aujourd'hui, bien qu'elle elle s'offre et soit diffusée plus largement qu'il y a, disons, cinq ans, il persiste une incompréhension majeure quant à son contenu et à son expression même. A chaque fois que je lis des choix de poèmes issus du premier tome de ses oeuvres complètes ("Oeuvre poétique" d'André Laude, La Différence, 2008), je reste sur ma faim. Ce sont toujours les mêmes, et pas forcément du meilleur cru, qui sont mis en circulation. Il faut garder l'oeil sauvage pour pouvoir lire entre les signes, là où la poésie opère au sens définitif et irrécupérable de l'action en train de se faire, pour réhabiliter vraiment l'esprit des écrits de n'importe quel poète de cette trempe qui n'a jamais démérité de l'amour tel que le projetait André Breton qui le confondait sans coup férir à la beauté qui sera ou non.... Surréalistes les critiques élogieuses du bout des doigts qui relatent sobrement l'héroïsme calciné du poète du quartier du Marais, centre du monde de cette époque révolue et presque aussi mal en point que la nôtre, fête d'un écroulement continuel des utopies réservées à l'usage exclusif des lendemains de gueule de bois.

(...)


André Chenet

 

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Publié dans André Laude

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