Mère 3

Publié le par la freniere


Tu épouses l’humus
et la peau des silex.
Ta tendresse revit
dans la douceur des foins
plus chaude qu’un soleil.
Tu réchauffes les rêves
endormis sous la glace.
 
Lieu sonore d’abeilles
tu répares la ruche
et le miel des jours.
Tu renais en moi
quand je remonte le fleuve
jusqu’au ruisseau natal.
 
Ton ombre disparue
est devenue lumière.
Ta parole est en nous
comme un tison dans l’eau.
Quand je ne sais que faire,
quand je ne sais que dire,
je tourne vers ta voix
ma confiance d’enfant.
 
Tu renais chaque jour.
La mort n’est réelle
que pour celui qui reste.
Perdu dans ton silence
je te retrouve encore
dans le bruit des enfants,
dans les yeux de papa
qui cherche ta présence,
dans le doigt du soleil
qui cogne sur la vitre.
 
Je te retrouve encore
dans la sève des arbres
qui allume les feuilles,
sur la page d’un livre
émergeant du silence,
dans le chant des oiseaux,
les petits bras de l’herbe
et la grande main du vent
caressant nos visages.


Publié dans Poésie

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sylvie 03/07/2006 16:02

BonjourJe suis une connaissance armandoJ"adore lire la poésieAlors je reviendraisamitiéSylvie