Mère 5

Publié le par la freniere


Tu m’as appris la vie,
l’espérance et la mort,
même à plier la nuit
dans le sens des draps.
Tu gardes l’œil ouvert
où j’entasse mes rêves.
Tu les donnes à chacun.
Tu distribues l’amour
jusqu’au fond des souliers.
 
La fleur retourne à ses racines.
Tu bouges au ventre de la terre,
des remous d’arcs-en-ciel
jusqu’aux cascades blanches.
Tournant mes yeux vers l’intérieur
je revois ton visage.
Je le tiens dans les larmes
que je ne verse pas.
Tu es là. Je t’entends.
Il faut vivre, dis-tu.
 
Tu es là, je le sais,
bien plus loin que l’espoir,
où l’informe prend forme,
se croise et multiplie
jusqu’au plus chaud du cœur.
La lune est plus petite
que ta présence en nous.
J’entends rire Yoan
et je revois tes mains
caressant ses cheveux.
J’écoute pleurer Loup.
et te vois dans ses pleurs
qui se transforment en fleurs.


 
 

Publié dans Poésie

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