Mère 6

Publié le par la freniere


Tu es dans le vent bleu,
la glèbe rouge, le sillon
et le parfum des menthes,
allumée dans la lampe,
trempée de certitude
dans une lampée d’eau fraîche
et la rosée du soir,
dans le bourgeon du chêne
et le rire des bouleaux,
dans la paume du limon
et le premier potier.
 
Les étoiles sont plus belles
quand je les vois pour toi,
la semence plus riche,
la graine plus puissante.
Ce que j’aurai à dire,
je le dirai pour toi,
pour mes enfants, ma blonde
et toute la famille.
 
Tu es dans l’étincelle,
dans la moindre rosée,
la plus infime fleur.
Tu es dans nos racines
déployant l’espérance
jusqu’au bout des bourgeons,
le feuillage des pas,
la floraison des mots,
le vol des oiseaux
jusqu’aux étoiles filantes.
 
Les fleurs sont fragiles,
les hommes tout autant.
Que d’étoiles sont mortes
pour nous garder vivants.
Tu coules comme l’eau
entre les mots, entre les phrases,
le cosmos inconnu,
la pensée des images.


 

Publié dans Poésie

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