Sans prix

Publié le par la freniere


Le cœur n'est pas à vendre.

La femme n'est pas une marchandise.

Les rivières n'appartiennent à personne.

Chaque jour il faut réapprendre à marcher

avec des pas d'enfant,

prendre le monde à bras-le-corps

avec nos mains coupées,

tourner la page des blessures

entre la langue et la misère,

repeindre l'ombre de nos rêves,

enjamber l'horizon sur des échasses de verre,

semer des cailloux blancs d'une caresse à l'autre,

remailler l'espérance au fil du désir,

recoudre à l'eau d'érable les haillons du pays,

réparer l'âme du monde et le moteur du temps,

mesurer l'avenir à l'empan des révoltes.

L'homme n'a pas de prix

quand il donne son cœur.

 


Publié dans Poésie

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