Mère 12

Publié le par la freniere


Mes genoux, mes mains,
mes neurones, mes vertèbres
pour me tenir debout,
mes cheveux qui manquent,
la tige de mon cœur
qui apprend à s’ouvrir,
c’est toi.
Ce feu des mots
allumant l’espérance,
mon amour là-bas,
cette perle dans l’huitre,
les ailes des oiseaux,
toute notre vie,
c’est toi.
 
Tu deviens la mer
qui réveille le sable,
le vol qu’on enseigne
à l’école des nids,
la main de la rosée
caressant la fougère,
la lampe qui s’allume
au milieu de la lune,
la bergère des fleurs
tricotant le pollen.
 
Je porte dans les yeux
ce que tu vois encore
l’autre côté de la vie.
Comme un soleil la nuit
continue son travail
tu nourris nos racines.
Comme une rose
imprégnée de pollen
tu veilles dans mon ombre
pour éclairer l’abeille.


Publié dans Poésie

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