à Gaston Miron

Publié le par la freniere

Puissant et libre
Tu fus parmi les tiens
Le loup qui hurlait
Aux horizons perdus
Affamé de sentes nouvelles
 
Quand la mort eut bridé en toi
Cette plaie ouverte qu’est la vie
Alors que les besogneux
Se partageaient ta dépouille
Les poètes tes frères auront
Repéré la trace profonde
De tes griffes dans le sol dur
Car il est dit que les vrais chefs
Décèdent mais ne meurent pas
 
Alphonse Piché
 

Publié dans Glanures

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