Au mur

Publié le par la freniere

J'ai peut-être perdu tous mes yeux dans la mer...

venue comme un ancien pressentiment d'étoiles

une femme soudain m'a donné un visage

qu'elle semblait avoir ramassé dans les cendres

 

il m'arrivait d'avoir des dimanches de vagues

j'écoutais sur le sable de vieilles détonations

les femmes portaient des masques pour allumer l'aurore

et je dilapidais l'obscurité des mondes

 

les maisons fortes tombaient lentement dans la mer

un enfant commandait un feu invisible

et je voyais rouiller des hommes privés de gestes

 

ces femmes recouvraient le visage des jours

elles roulaient dans leurs doigts un peu de ciel rouge

qu'on découvre parfois dans les plis de la mort...

 

Tristan Cabral

Publié dans Tristan Cabral

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