Comme une feuille au vent

Publié le par la freniere

 

Il y en a qui vivent avec les yeux fermés à clef,

le cœur vidé de ses meubles,

les bras fermés aux autres,

les deux pieds dans les plats.

Mes souliers sont usés à tant chercher la route

et mes poches trouées par les clous des poèmes.

J’avance ligne à ligne au-devant du couchant.

Je n’entends plus qu’à peine les trilles de la vie.

Sa lumière s’amenuise en repliant ses ailes.

Je ne sais déjà plus contourner les tempêtes.

Mes yeux regardent à peine les îles des nuages.

Le jour hésite au ras des arbres.

Chaque seconde travaille à mourir un peu moins.

Si le temps s’arrêtait,

je tomberais de moi comme une feuille au vent.

 

Publié dans Poésie

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vero 02/08/2013 23:41


Tout simplement, merci.


En souhaitant que le temps ne s'arrête pas de si tôt ; pour qu'encore et encore j'ai le plaisir de vous lire.


Ne tombez pas de vous.


Véronique

Emmila 02/08/2013 19:33


Bonsoir Jean-Marc ,


M'autoriseriez-vous à publier sur mon blog de poésie " Emmila Gitana " ce superbe poème " Comme une feuille au vent " ?


Je vous souhaite une bonne journée


Caroline Ortoli