Deux petits Vinau pour la route

Publié le par la freniere

La cabane

 

Avant j’avais peur du monde

je me réfugiais dans ma tête

comme dans une cabane

en haut des arbres

Et puis le jour est venu

où j’ai eu peur de ma tête

des vautours dans la cabane

alors j’ai eu envie de me réfugier

à nouveau dans le monde

 

 

La mise

 

On fait ce qu’on a à faire

on survit

on hésite

on rigole

on fatigue

la vie passe devant nous

gentiment

c’est plutôt drôle

de la regarder de dos

de loin

devant nous

avec le sentiment

de perdre sa mise

comme dans une course

de chevaux aux noms compliqués

et ridicules

 

Thomas Vinau

 

 

à écouter

Publié dans Poésie du monde

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