Écosociété et la censure du capital

Publié le par la freniere

 

Deux ans après la publication de Noir Canada


L’épée de Damoclès pèse toujours sur la tête des Éditions Écosociété...

 

Voilà deux ans que les Éditions Écosociété et les auteur(e)s de Noir Canada font face à l’une des plus incroyables tentatives de censure ayant jamais pesé sur un livre au Québec : deux poursuites-bâillon de 11 millions $, intentées par deux géantes mondiales de l’or, Barrick Gold et Banro. Il appert aujourd’hui que de puissantes multinationales sont légitimées d’entreprendre une action en justice pour « rétablir leur réputation », sans égard au coût que cela suppose pour le débat public et la démocratie.

 

Plus que jamais, nous savons que la liberté dans son essence n’est pas une absence de contrainte, mais un devoir exigeant. Et aussi qu’elle n’est jamais acquise, radicalement fragile et toujours à défendre contre toute forme de pensée unique.

 

Ces deux années éprouvantes ont également été ponctuées de moult gestes solidaires, de bouleversants témoignages de soutien et d’amitié et de rencontres on ne peut plus déterminantes. À tous ceux-là, à toutes celles-là, qui ont contribué de quelque façon que ce soit à nous soutenir dans cette lutte, merci.

 

Évènements marquants de l’année 2009-2010

 

Les assureurs des Éditions Écosociété s’impliquent dans le dossier

 

Environ 50 ans de revenus annuels (11 millions $ au total) sont réclamés aux Éditions Écosociété pour avoir publié un essai critique qui rend compte de questions d’intérêt public. Heureusement, ce fardeau financier se trouve allégé par l’intervention de l’assureur des Éditions Écosociété, qui a reconnu cette année son obligation à défendre la maison d’édition dans le cadre de l’action en responsabilité civile intentée par Barrick Gold. Nos nouveaux procureurs de Langlois Kronström Desjardins travaillent maintenant à la défense de la maison. Les auteurEs de Noir Canada, par contre, ne bénéficient d’aucune couverture d’assurance, et continuent d’assumer leur défense grâce au travail de Me Normand Tamaro à Montréal et de Me William Macdowell en Ontario, ainsi que grâce aux dons au fonds de défense des Éditions Écosociété.

 

67 juristes dénoncent les poursuites

 

Qualifiées de poursuites-bâillons par plus de 12 000 citoyens, dont de nombreux politiciens, intellectuels et artistes, mais aussi par de nombreux mouvements et groupes, les actions en justice intentées par Barrick Gold et Banro sont à présent dénoncées par 67 juristes dans les pages du Devoir, dans le cadre de la Journée mondiale des droits de l’homme. Pour ces juristes de formation et de profession, ces poursuites se présentent comme des menaces directes à la liberté d’expression des citoyens, à la recherche de la vérité et au libre exercice du débat public : « Si nous évitons de nous interroger aujourd'hui sur la responsabilité des compagnies canadiennes à l'étranger, c'est à notre pensée critique libre que nous renonçons. »

 

Lire l’article intégral : http://slapp.ecosociete.org/fr/node/16418 .

 

 

Publié dans Glanures

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