Fragile centaurée

Publié le par la freniere

Mon fils aubépine

et ma fille fauvette

ont fleuri en racines

au ventre du dégel

faisant battre à nouveau

les ailes de l’aurore,

la gorge bleue de l’air,

le sainfoin de l’espoir.

J’écris pour mériter

un peu de leur lumière.

 

Il suffit d’une étreinte

pour devenir un fleuve,

de l’arôme d’un baiser

pour devenir lavande,

saponaire ou muguet,

fragile centaurée,

mille oiseaux,

mille roseaux.

Il suffit d’un regard

pour happer l’infini

sur l’iris de l’aube.

 

Armé de miel,

de soleil et de pain

je pars pour la paix

en habit de verdure.

Frère de tout ce qui respire

en face de la mort

je viens baigner ma vie

dans la langue des amis.

Je viens mêler ma joie

à la douleur des autres

et le son de ma voix

à la couleur du bruit,

la chenille aux oiseaux

et l’univers des yeux

à l’univers des mains.

 

Publié dans Poésie

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