Il convient

Publié le par la freniere

Il convient que la forme soit séparée du visible.

 

Quand on ferme l’œil, on voit combien l’être est encombré

            d’images, inutiles, furieuses, obscures, enjolivées,

 

Ce sont des embrouilles entre le physique et les lois de

            la noblesse.

 

Ne rien laisser reposer.

 

Ne rien jeter.

 

Faire des fardeaux de plus en plus lourds.

 

C’est pourquoi l’homme marche penché.

 

Tahar Ben Jelloun

Publié dans Poésie du monde

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