Ils ont dit

Publié le par la freniere

La reconnaissance, par le gouvernement Harper, de l’existence de la nation québécoise le 22 novembre 2009 , n’avait, à ses yeux, rien de plus significatif que la reconnaissance du marché québécois, inséré dans le marché canadien. L’esprit de la Confédération de 1867, malgré sa restauration avec l’accord de 1982 que refusa d’entériner le gouvernement du Québec, n’a jamais pensé les choses autrement. Plutôt que de se relancer dans de coûteuses campagnes référendaires aux issues incertaines, aussi bien le gouvernement du Canada que celui du Québec préfèrent maintenir le statu quo constitutionnel, se disant que dans le processus de la formation de l’État britannique, la tradition fut toujours plus forte qu’une constitution écrite. Et tant que nous continuons, volontairement, de payer des taxes et des impôts à Ottawa, nous pouvons dire que nous acceptons, même tacitement, le maintien du Québec dans un état d’inféodation à une puissance «étrangère». Nous pourrions même reprendre la métaphore de Ernest Renan du plébiscite quotidien, en affirmant que tant que nous payons taxes et impôts au gouvernement fédéral du Canada, nous accomplissons un consentement actuel approuvé pour notre maintien dans un lien de dépendance étrangère et inégalitaire.

 

Jean-Paul Coupal

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