Ils ont dit

Publié le par la freniere

à Agnès Schnell

Invoquer les morts, n'est-ce pas le meilleur moyen de se faire entendre ? C'est peut-être pour cela que nous écrivons, pour nous faire entendre ... pour que nous viennent en aide les morts qui là où ils sont ou ne sont pas, recevront la quintessence de nos désespoirs, de nos déceptions et de nos extases - il faut beaucoup d'extases et de désespoirs pour en arriver là où nous sommes ____ Nous écrivons aussi pour les vivants qui n'ont pas d'autres issues que les gouttes de rosée de la vie. Nous leurs écrivons pour quand ils seront morts, c'est cela la postérité. La poussière du poème féconde nos existences.

 

André Chenet

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