Ils ont dit

Publié le par la freniere

Certains veulent bien croire qu'ils ne font pas de politique, écœurés comme la plupart d'entre nous par les représentants élus ou non des peuples. Quelle méprise ! A partir du moment où je lâche un de mes poèmes sur l'agora il provoquera des réactions, des interprétations positives, négatives ou neutres. Parfois même il déclenchera des sentiments de haine, de rejet. Bien sûr, je pourrais me contenter d'un credo esthétique, d'un parti prix pacifique si je suis un lâche. Un poème parle, dit la face cachée de celui qui l'écrit. Toujours. Plus je lis de la poésie et plus je suis sensible à l'événement intime qui motive le poème. Pour les uns une déchirure, pour les autres la seule maîtrise de l'écriture le justifie. Dans le premier cas, je jubile, dans le second je ne m'attarde jamais quelle que soit le niveau de beauté ou de provocation envisagé. Écrire la poésie n'est pas acte anodin, sinon à quoi bon ?

 

André Chenet

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