Ils ont dit

Publié le par la freniere

Deux chambres dans notre vie, toutes deux très lointaines, inaccessibles. La chambre de l’enfance, la chambre de la mort. L’une où l’on ne reste guère, oubliée dans notre dos, l’autre d’où l’on ne revient pas, trop sombre, beaucoup trop sombre à notre goût. Elles sont toutes deux contiguës dans le ravin de la mémoire. L’une a des parfums d’été, des beaux soleils malgré le ciel noir de l’enfance. L’autre est un abîme, un destin inavouable. Elles sont une fenêtre sur l’horizon, une vitre sur laquelle l’enfant a dessiné son destin.

 

Joël Vernet

 

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