Ils ont dit

Publié le par la freniere

 

Chaque religion a son mystère, sa musique, son jargon et ses métaphores. La langue que parle le capitalisme néosauvage est celle des abattoirs, des tortionnaires et des blocs opératoires de l’époque où la médecine charcutait à froid.

Depuis plus de vingt ans, la liturgie quotidienne du néolibéralisme est celle du Grand guignol. Du lever de la cote boursière à son coucher, on coupe, on découpe, on dégraisse, on écorche, on ampute, on saigne et on décervelle. Les figures de style des économistes s’envolent mais la glorification des équarisseurs demeure.

 

Jean-Claude Germain

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