J'accuse le juge Denis Jacques

Publié le par la freniere

Lettre ouverte à madame Pauline Marois, Premier ministre du Québec

Madame.

Je m’adresse à vous non par conviction, car après avoir décidé hâtivement de certaines bonnes décisions pour améliorer la justice sociale au Québec, vous êtes revenue sur votre parole, par lâcheté sans doute devant les partis de l'opposition; il m’est donc difficile d’accorder ma confiance en votre jugement politique, mais comme vous vous présentez comme la représentante de l’ensemble du peuple québécois et comme c’est au peuple québécois que je m’adresse, il est donc tout à fait normal, en tant que détentrice du pouvoir politique, que je m’adresse à vous.

Au moment où le peuple québécois croule sous les révélations de collusions, de corruptions et de pourrissements des membres des institutions politiques et administratives; au moment où la brutalisation des mœurs, aussi bien sous la couverture des lois que hors de la légalité, s’affirme afin de soutirer, de «taxer» comme par des brutes, les citoyens honnêtes et user d’intimidation afin d’obtenir des privilèges et des avantages financiers; au cours de ces heures pénibles pour toute la population du Québec donc, je vois un juge de notre Cour supérieure, membre de la magistrature considérée comme indépendante des pouvoirs législatif et exécutif, prononcer une condamnation qu’on ne peut que qualifier de malhonnête et de tendancieuse avec une effronterie sans égale.

J'accuse effectivement le juge Denis Jacques de la Cour supérieure du Québec d’avoir mené SOURNOISEMENT un procès politique à l’endroit de Gabriel Nadeau-Dubois, sous la fallacieuse accusation d’«outrage au tribunal» pour ne pas avoir respecté une injonction douteuse. En effet, le juge Denis Jacques, par son jugement, hisse le tribunal au-dessus du bien commun qui est la base de toute vie en société. En condamnant Gabriel Nadeau-Dubois d’avoir prôné l’anarchie, il détache la cause de son aspect intra muros des règles de respect de la procédure judiciaire pour en faire une véritable cause politique. L’anarchie étant une option politique jusqu’à présent non condamnée selon les principes de la liberté de pensée et dont l’histoire remonte à plus d’un siècle, à travers des penseurs politiques honorables, des expériences politiques parfois malheureuses, elle ne peut être tenue que comme une pensée libre reconnue par les principes fondateurs du droit occidental au même rang que le libéralisme, la démocratie ou même le communisme. Il est donc parfaitement irrégulier qu’un représentant de ce droit insulte à la logique des conséquences du respect de la liberté de parler en parfait accord avec sa libre conscience, ce que nous devrions, si nous ne verrions pas ses propres contradictions, reconnaître à M. Jacques lui-même. Aussi, la condamnation de Gabriel Nadeau-Dubois est-elle la reconnaissance implicite même du juge Denis Jacques d’avoir rédigé un jugement qui, pour être «légal» n’en insulte pas moins à l’intelligence de la simple raison et à l’honnêteté du respect des principes fondateurs de la nation québécoise. Si la logique nous impose de reconnaître l’outrage au tribunal à M. Nadeau-Dubois, dans le même processus, elle nous force à considérer l’insulte à l’intégrité de la justice que commet le jugement du juge Jacques. Dites-moi alors Madame le Premier ministre, comment une instance judiciaire peut être reconnue et respectée quand elle bafoue les principes de base sur lesquelles est érigée toute la légiti

mité de cette instance?

 

(...)

 

Jean-Paul Coupal

 

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Publié dans Glanures

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