La poésie n'est plus ce qu'elle était

Publié le par la freniere

Ce soir, je suis en ville
Mais....pas n'importe quelle ville
CE SOIR J'ECRIS EN CAPITALE ...
........Boulevard Haussman
Ce soir...
... mon soir de lune à demi pleine
(je suis saoul d'allées ...
.....................et venues)
mais j'aimerais être ivre mort et marcher comme un âne porteur d'eau...
porteur d'enfants...
... de femmes
peut être même de bois...
mais surtout,
surtout de minuscule

(mêmes maladroits, les ânes marchent droit,
le chinois de mes ombres porte à gauche...)

Ce soir, je rogne les miettes d'un contour d'histoire
entre affiches et décapotables , guette les yeux d'une femme tapie porte dauphine
....à l'orée du bois

le fennec tapine
...et les chacals arrivent en hordes
(ma profonde Hyène a des oreilles de mickey , le désert n'est plus ce qu'il était )

Bien sûr, j'ai fait quelques voyages insignifiants entre Anapurna et corps morts

mais là n'est pas l'essentiel
l'essentiel m'est inconnu

Ce soir vogue
Ce soir vague

et je rêve d'enfants nés sans histoire ,
de petits pas dans l'aride sur un sable sans mémoire

 

Jean-Pierre Clémencon

 

Publié dans Poésie du monde

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J
<br /> Des émotions familières me traversent à lire ce texte où je m'y retrouve jusque dans le style. Un frémissement partagé d'une mémoire oubliée...moi aussi je rêve de ces enfants là...<br /> <br /> <br /> Merci pour cet auteur et amitiés à toi Jean Marc.<br /> <br /> <br /> JL GASTECELLE<br />