Louis Portugais

Publié le par la freniere

 

 

Louis Portugais est un poète, réalisateur, scénariste et producteur québécois né le 13 janvier 1932  à Montréal (Québec), décédé le 16 juillet 1982. En compagnie de Gaston Miron, Gilles Carle, Jean-Claude Rinfret, Olivier Marchand, Mathilde Ganzani, il participe à la fondation des Éditions de l'Hexagone en 1953. Louis Portugais fut l’un des piliers du Studio français dans les années 1960 à l’Office national du film du Canada. Il est responsable, entre autres, de la venue de Gilles Carle au cinéma. Louis Portugais disparaissait, en 1982, dans un oubli relatif. Pourtant, cet homme fut une cheville ouvrière de l’ébullition culturelle qui présida à la Révolution tranquille québécoise. Cet homme dont la place dans notre histoire culturelle mériterait selon-nous une réhabilitation aura laissé peu de traces continues.

 

Filmographie

 

comme réalisateur 

1954 : The Taxi Driver

1956 : Du choc des idées

1956 : Château de cartes

1957 : Pas un mot

1958 : Town Planning: The Master Plan

1959 : Il était une guerre

1959 : Les 90 Jours

1960 : Wilfrid Pelletier, chef d'orchestre et éducateur

1960 : Saint-Denys-Garneau

1961 : Manger

1961 : Je

1962 : Algérie 1962: Chronique d'un conflit

1964 : Au Canada

1965 : Catégories de détenus

1967 : Freedom Africa

1968 : About Pellan

1974 : Notes sur la contestation

1974 : Alfred Pellan, peintre

 

comme scénariste

1954 : The Taxi Driver

1961 : Manger

1967 : Freedom Africa

 

comme producteur

1958 : Les Raquetteurs

1958 : A Day in June

1959 : Correlieu

1960 : Normetal

 

 

Quel cinéma !

 

À la mémoire de Louis Portugais

 

L’œil du jour voit la nuit

quand celle-ci disparaît

Mais moi je vois la mort

quand la nuit apparaît

La vie marche à pas comptés

avec sa canne blanche

Vivre demain c’est être

déjà mort déjà mourant !

Mes amis sont partis

à la dérive du temps (certains

sont incertains d’être encore là )

Ils s’en vont en pièces détachées

à coup de bistouris. Les coureurs

de marathon n’ont plus de poumons.

Quel cinéma ! Quel monteur

coupe au hasard dans ce film

dont je ne connaîtrai pas la fin ?

L’amour, seul manège qui montre

la séquence

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Gilles Hénault

 

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