Matin blanc

Publié le par la freniere

(marchons encore un peu, veux-tu..)

 

les premiers matins blancs
les lueurs fauves du soleil
bondissent sur le vieux corps
de novembre qui s’achève.

 

ici et là les toits plats s’étirent
scintillant d’édredons neufs
d’étoles immaculés où des oiseaux
courent puis disparaissent.

 

il est 7h30 et la goulée d’air froid
l’entournement des vents crus
goûtent déjà les longs hivers
leurs lenteurs et l’envie d’un feu.

 

à marcher dans ce petit jour
couvert de sucre d’ambre et de sel
les glaçures réveillent et mordent
tous mes souvenirs de matin blanc.

 

Catrine Godin

Publié dans Poésie du monde

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