Merci

Publié le par la freniere

Je n’étais pas fait pour être comédien

Je n’étais pas fait pour grand-chose

 

***

 

Je prolonge mon passage

en délassant mon corps osseux

dans la musique d’un vers

qui étrangement sort

de ma carcasse.

 

***

 

Mais que vaut ma petite existence

face aux malheurs de ce monde ?

 

***

 

Il faut voir Paris

pour s’assurer de l’indécence

d’une société qui se voudrait humaine.

 

***

 

Il est vrai que partout sur le globe

les mendiants pullulent majoritaires

 

***

 

A Auray

ils vont croissants

pareils

aux cheveux des têtes blondes

 

***

 

Où en étais-je exactement ?

Ah oui !

Merci à ce monde

de vivre l’émotion

à foison

jusqu’à la déraison.

 

Jean Thebault

Publié dans Poésie du monde

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