Non aux éoliennes industrielles en milieu habité

Publié le par la freniere

 

La MRC de plus en plus isolée

 

Plessisville, 24 novembre 2010 :  

 

Une trentaine de manifestants se sont de nouveau présentés à la séance des maires pour exprimer leur colère face au projet éolien de L’Érable devenu, selon eux, un véritable désastre social.

D’emblée, le président du Regroupement pour le développement durable des Appalaches,  Pierre Séguin, a exigé la démission du préfet de la MRC de L’Érable, Donald Langlois, qui s’obstine à faire la promotion d’un projet dont la majorité ne veut pas, sondage à l’appui. « Sur le terrain, à part quelques propriétaires qui recevraient des éoliennes et dont la grande majorité n’habite même pas le territoire, il est clair que ça ne passe pas. Le préfet ferme les yeux sur la destruction du tissu social et reste insensible à la détresse des gens, il contribue ainsi à la division et à la dégradation de la communauté. Nous avons un besoin urgent de leadership pour tenter de limiter les dégâts. M. Langlois est totalement en retrait de la réalité et a perdu toute crédibilité. Les nombreux conflits d’intérêts et irrégularités qui pèsent sur le projet nous incitent à en saisir la Commission municipale du Québec et même l’escouade Marteau de la Sûreté du Québec. »

 

Un porte-parole des propriétaires visés par une éventuelle ligne de transmission de 120 kV nécessitant 50 pylônes sur 13 km a brandi l’avis de la Fédération de l’UPA Lévis-Bellechasse, Lotbinière-Mégantic à l’endroit de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ). La Fédération critique sévèrement la CPTAQ et demande : « d’orienter Hydro-Québec vers un projet d’enfouissement de ladite ligne le long des chemins publics…nous croyons que le temps est venu d’initier des changements de mentalités des promoteurs de projets dans le choix des tracés… La zone agricole doit cesser d’être perçue comme une alternative peu coûteuse pour la localisation de telles infrastructures. » On se rappellera que la presque totalité des propriétaires riverains avait signé une pétition de 210 noms s’opposant catégoriquement à l’implantation d’une telle ligne sur leurs terres. M. Jean-Pierre Baril, présent à la séance des maires et propriétaire d’une ferme de 1000 acres, a d’ailleurs écrit au premier ministre pour lui demander de ne pas autoriser le projet.

 

Le Mouvement Solidarité, un groupe distinct de quelques 25 propriétaires terriens, a également laissé savoir aux élus qu’ils avaient installé des affiches interdisant l’accès à leurs terres aux sentiers de motoneige et de quad. Les propriétaires sont furieux de l’appui de ces clubs au projet éolien en échange de subventions du promoteur. La position du Mouvement Solidarité est claire, telle qu’énoncée lors d’un point de presse le mois dernier à St-Ferdinand : « notre décision pourrait être reconsidérée si le conseil des ministres retirait ou basculait ce projet hors des milieux habités. » Plusieurs commerçants sont inquiets de la perte de revenus anticipée dont le Manoir du Lac William, principal employeur de St-Ferdinand, dont 75 % des revenus en hiver proviennent de ces activités récréotouristiques.

« L’intégrité du territoire et du paysage, le bien-être physique et mental de la population ne sont pas à vendre pour quelques bouchées de pain. Nous défendons les principes de la Loi sur le développement durable dont celui de l’amélioration de la qualité de vie. Il est urgent de dégager une vision stratégique sur cet enjeu important qu’est l’occupation du territoire au Québec dans une perspective de développement viable. En attendant pas question pour les communautés touchées d’être les cobayes d’une implantation forcée et inacceptable socialement » de conclure le président du RDDA.

 

   charron.claude@xplornet




Publié dans Glanures

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article