Non pour les éoliennes en milieu habité

Publié le par la freniere

Québec solidaire (QS) affiche une position claire : le parti propose la nationalisation de la filière éolienne par la création d'Éole-Québec et réclame du gouvernement, par ailleurs, un moratoire sur l'implantation d'autres projets éoliens en milieu habité.

 

Le président et coporte-parole de Québec solidaire, Andrés Fontecilla, et la candidate de QS dans Arthabaska, Christine Letendre, ont visité aujourd'hui (mercredi) le parc éolien dans la MRC de L'Érable, un parc de 50 éoliennes, en plus de rencontrer des citoyens et des membres du Regroupement pour le développement durable des Appalaches (RDDA). Québec solidaire réitère d'ailleurs son appui à l'organisme. 

 

 

«Ce qui m'a frappé d'abord, c'est la division de la communauté, la polarisation entre les gens pour et les gens contre. Cela me paraît hautement déplorable. On peut soutenir ou non un développement, mais qu'il soit implanté de façon à diviser la communauté, je déplore beaucoup cette situation», a confié, au www.lanouvelle.net, Andrés Fontecilla, après une allocution devant une vingtaine de militants de QS réunis, mercredi, à l'occasion d'un 5 à 7 au Café Farniente à Victoriaville.

 

Le président et coporte-parole de QS dit également avoir constaté, par cette visite, que l'éolien, qui semblait au départ une énergie n'offrant que des avantages, présente aussi des inconvénients. «Des aspects négatifs existent, notamment des impacts locaux dans les communautés», a-t-il précisé.

 

«Nous pensons à Québec solidaire, a-t-il ajouté, que dans ce contexte où le gouvernement a entrepris une consultation pour définir notre politique énergétique, pour savoir où va le Québec, dans quelle filière on investit, il nous semble qu'on doive arrêter l'implantation de nouvelles éoliennes jusqu'à ce qu'on se fasse une idée d'ensemble sur cette filière.»

 

La candidate dans Arthabaska, Christine Letendre, estime que ces gens qui vivent avec les éoliennes doivent être considérés. «Ce sont les experts de leur situation. Ils ont une expertise qu'il faut écouter», a-t-elle souligné, tout en saluant leur détermination. «Ils font preuve d'une grande ténacité dans ce dossier. Ils sont très bien informés et ils n'abandonnent pas.»

 

Au cours de sa visite sur le terrain, Christine Letendre, dit avoir dressé un constat : «C'est que le milieu rural, agricole, s'est transformé en projet industriel.»

 

Un moratoire s'impose, a-t-elle insisté aussi, sur d'autres implantations d'éoliennes en zone habitée. «Il faut se donner le temps de réévaluer la situation, réaliser des études indépendantes sur les impacts et il faut en débattre», a-t-elle fait valoir.

 

Devant les membres réunis à Victo, la candidate a soutenu l'importance, selon elle, de respecter, de considérer les gens qui vivent l'impact des éoliennes. «Malheureusement, les gens ont peu de recours pour contester ces projets, alors que les entreprises possèdent beaucoup d'argent, ce qui leur procure accès à des ressources, des experts, des avocats», a-t-elle signalé.

 

Christine Letendre en a profité pour lancer une invitation à l'actuelle députée d'Arthabaska, Sylvie Roy. «Je l'invite à se pencher, à s'impliquer dans ce dossier-là, à l'amener à son caucus et à agir», a-t-elle conclu.

 

Claude Thibodeau     La Nouvelle Union

Publié dans Glanures

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