Pure perte

Publié le par la freniere

Je vous donne mes yeux
jetez-les à vos fleurs,
je vous donne ma voix
pour vos chambres sonores.

 

Je renais en tombant
de mon haut dans la mer.
Disparu ! Quel poisson
se nourrit de mon cœur ?

Oh, la paix d’être enfoui
quelque part, sans connaître
qui je suis où je vis
dans le feu clair de l’Être.

 

Pure perte, Désir
libéré par le chant.
Le passé, l’avenir,
quels beaux vents dans le vent !

 

Ces paroles ? C’est vous
qui les dites, amis
J’étais moi, je suis vous
et ma fable est finie.

 

Pericle Patocchi

Publié dans Poésie du monde

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