Quand je nage avec toi

Publié le par la freniere

Je t’ai trouvée au milieu des mots, tes ailes de poète, ton immense tendresse. Je t’ai suivie vers l’absolu. Nous le cherchons ensemble. Ma peau est faite pour la tienne. Je veux être parmi toi partout, l’odeur du bois, la peau du temps, la chair des framboises, la musique des mains. Je développe tes mots comme un sourire dans le fond d’une enveloppe. Je préférerais t’écrire avec des caresses, te parler bouche à bouche, te lire corps à corps. Je me réveille et je te trouve là, passant l’amour en fraude. Tu dors à mes côtés. Tu entres dans ma nuit. Tu glisses dans mes rêves. Tu bouges dans mes bras.

        

Quand je nage avec toi, je deviens une eau pure. Quand je marche avec toi, je ne cherche plus ma route. Quand je parle avec toi, les mots sont des caresses, les phrases des étreintes. Quand tout se tait autour de moi, tu parles sous ma peau. Tu es la beauté même et j’en suis le témoin. Ce qui est bon pour l’âme est bon pour tout le reste. Tu es si bonne pour mon âme. Merci pour ta beauté. Merci pour ta bonté. Merci pour ton amour. Lorsque nous nous taisons, un oiseau sur la branche assure le relais.

        

Tu m’embrasses. Ta langue tiède remue mes lèvres, remplit ma bouche de soleil. Les oiseaux volent vers toi. Les fleurs rêvent de toi. Je grimpe dans les arbres pour te faire un abri. Je pleus dans les nuages pour aller jusqu’à toi. Je te regarde avec mes mains. Je te touche avec mes yeux. Je t’embrasse avec le vent. Je te caresse avec mes mots. Je t’aime avec tout l’univers. Tout mon corps ne demande qu’à t’aimer. Je dois le retenir quand il y a trop de monde.

        

J’ai eu faim. J’ai eu soif. Tu es venue avec le pain pour m’apporter de l’eau. Je n’étais plus personne et me voici du monde. Moi qui courais partout, je me refuse à fuir. Mes poings deviennent fleurs sous ta caresse aimante. Tu as hissé mon bas jusqu’au plus haut de moi. Mes pas n’arpentent plus le plancher du néant. Toutes mes ruches éteintes ont retrouvé le miel. La nuit recule devant toi. La source est claire dans tes yeux. Tu es pareille à ta parole, sans ombre ni mensonge. Je le sens par mon âme. Je le sais par mon corps. La beauté n’aura toujours que ton visage. Un seul de tes gestes illumine ma vie. Une maison dans l’air protège nos deux vies et tu en es l’accès. J’y suis un homme dans le noir qui trouve sa lumière.

 

Partout sur ta peau, il y a des kilomètres de ciel par centimètre. Tes yeux pétillent comme un feu de brandons. Tu améliores tout ce que tu touches, à commencer par moi. Tes fleurs le proclament. Chez toi, même la poussière sourit (pour peu qu’on en trouve). Lorsque je prends ta main, c’est comme une eau qui monte. J’en frissonne de bonheur. J’écris je t’aime sur ta bouche et je le recopie d’une lèvre à l’autre. À te voir m’aimer, j’apprends à me connaître. Je me sens sauvé lorsque tu penses à moi. Je voudrais faire couler sur ta bouche et ton cou, tout ce qui est rêvé, tout ce qui est bon, tout ce qui est beau. Je voudrais que tu m’aimes comme on voudrait aimer. On s’aime comme on veut. On s’aime comme l’amour.

Publié dans Prose

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