Que sont mes amis devenus

Publié le par la freniere

Que sont mes amis devenus
que j'avais si près tenus
et tant aimés :

Je suis avec des couchés immobiles,
des gelés dur des cadavres des enfants,
pourtant leur poitrine est un sanctuaire de feu,
chaque jour le squelette perdu des êtres,
leur face énigmatique du côté gauche de la pensée,
moi l’essoufflé mes bras ma colère ma langue,
je veux la poitrine défermée,
je ne suis plus tout à fait là,
mal garçon mal vie.

*

La longueur de la misère,
rien rien on a rien,
on ne pense pas à ça on respire,
l’être l’amour dans la vie ordinaire,
on trouve des osselets ossements purs,
la blancheur n’est pas une couleur,
c’est le sens introuvable.

 

Jean-Marc Desgent

Publié dans Poésie du monde

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