Si la mort se pendait à mon cou

Publié le par la freniere

 

Si la mort, ne serait-ce qu’une fois, se pendait à mon cou

si d’aventure je sortais du petit rien de ma conscience

du plein de riens de ma grosse tête avec ses chats et ses poèmes

avec ses éclats d’amours et ses trop pleins de rires

 

Si d’aventure je n’étais plus rien

ou rien d’autre qu’une gravure de cendres qui affronte l’horizon

rien n’empêcherait Bagheera ma vieille panthère, de courir de vieux rêves

rien ne m'empêcherait de dire encore merci

à Kipling, Hugo et Neruda d’avoir ouvert ma route

rien ne m’empêcherait de dire merci

merci la vie la mort, d’avoir attendu que je sache l’amour.

 

Jean-Michel Sananès

 


 

Publié dans Jean-Michel Sananès

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