Sortir des bordels

Publié le par la freniere

Sortir des bordels décorés bien

devanturés pour s’avouer 

dans les rues le vrai Bordel de la vie.

 

On finit par s’habituer à l’anormalité

A la répartition  de la pénurie chez les cadavres raisonnables au nom du principe rendement.

 

la putain n’est pas celle que vous pensez : mercenaires de 9 à 5 pour l’avènement d’un bien-être qui n’est pas le vôtre.

 

dans une société subtilement hypnotique, 8 heures de travail punché  par jour rend   

       comme une guénille qui a juste le temps de sécher avant le prochain usage.

 

mon temps s’achète à manufacturer des boutons pour tenir les culottes de gens qui n’ont pas le temps.

 

attendre la fin de semaine, attendre d’être grand, attendre d’être compétent.

 

on passe sa vie à s’évanouir.

 

Josée Yvon

Publié dans Poésie du monde

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