Terre médiane

Publié le par la freniere

Occupé à nettoyer les géraniums, je me vois

comme je suis, presque nu dans la chaleur,

essayant de faire vivre un microcosme

de tons roses noircis, fanés par le soleil et la pluie,

qui ploient et frémissent sous mes sécateurs

tandis que je sépare les fleurs pourries des vivantes,

comme un homme seul emplit un vide de paroles,

non pour consoler ou indiquer où est le bien,

mais pour dire quelque chose de vrai qui a du corps,

parce que c’est la preuve qu’il existe.

 

Henri Cole

 

Publié dans Poésie du monde

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