Tout ce qui tombe

Publié le par la freniere

Tout ce qui tombe dresse devant nous un paysage.

Un paysage de possibles, dont presque rien ne reste – que des traces.

Ce qui nous lie, ce qui nous sépare.

il y a une ville, Berlin, affalée au beau milieu des vies de tout le monde.

il y a de grandes amours.

il y a des murs.

il y a la mer Baltique, des violons, un aéroport, une cabine téléphonique à Budapest, un rosier sauvage, de l’acupuncture, des bagages, une voiture abandonnée, un coffre à outils, un banc de parc, la Spree, de la salade, de la vodka, des billets d’opéra, des fugues de Bach, un café sur Oranienstrasse, des lits, des téléphones, des lettres, des baisers.

Plein de gens qui se perdent.

Plein de gens qui se sauvent.

Des mots, que personne n’entend. Et qui tombent, comme une sorte de neige.

 

Véronique Côté

Publié dans Poésie du monde

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