Un pavé dans la mare

Publié le par la freniere

SILENCE ABSOLU SUR CETTE VERSION D'OCTOBRE 70

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Dans une entrevue accordée au journal La Pige, Claude Jean Devirieux affirme que la crise d’Octobre a été organisée par le Front de Libération du Québec, infiltré par les services policiers du gouvernement fédéral. «Cette histoire de crise d’Octobre de 1970 a été la plus gigantesque mise en scène de tous les temps qu'on n’ait jamais imaginé, dans tous les pays confondus.» Le 13 mars 1971, Paul Rose était condamné à l’emprisonnement à perpétuité. Le 17 juillet 1973, son frère Jacques obtient 8 ans de prison, reconnu coupable de complicité. Tout au long des procédures judiciaires, les membres de la cellule Chénier ont toujours témoigné de leur solidarité les uns envers les autres. Selon M. Devirieux, ils l’ont fait pour donner de la crédibilité à leur mouvement, le Front de Libération du Québec. Selon ce qu'il a su tirer de ses sources, l’ancien journaliste affirme que le vrai coupable serait en fait l’ancien mercenaire belge, Jean Magnée, qui aurait ouvert le coffre de la voiture pour ensuite assassiner Laporte. Lors d’une entrevue accordée à l’animateur de l’émission Dessine-moi un dimanche, Franco Nuevo, à Radio Canada le dimanche 23 septembre 2012, Devirieux établit le portrait du présumé assassin de Pierre Laporte. «Jean Magnée est un personnage curieux. Celui qui m’a mis sur la piste de Jean Magnée, c’est le docteur Jacques Ferron qui connaissait la Rive-Sud comme le fond de sa poche. Il connaissait aussi les frères Rose. Jacques Ferron m’a donc dit d’aller voir Jean Magnée. Il était un ancien mercenaire belge. Il était un homme à tout faire, tant pour la Fédération des travailleurs du Québec que pour le FLQ. Il a été le dernier propriétaire légal de la Maison du pêcheur à Percé. Pierre Laporte s’est vu pris. Il a essayé de sauter par une fenêtre. Il n’a fait que se blesser. Il y avait deux personnes avec lui, c’est-à-dire Francis Simard et Jacques Rose qui étaient complètement affolés. Ils l’ont soigné et des médecins m’ont dit qu’on ne fait pas des pansements comme ça si on veut tuer. Ils voulaient le soigner. Ils l’ont ensuite porté sur le terrain adjacent l’aéroport de St-Hubert. Le médecin qui avait été appelé n’a été autorisé à voir ce qui avait à l’intérieur du coffre de la voiture seulement à minuit. À mon avis, Magnée est venu entre temps et il l’a étranglé.» Claude Jean Devirieux explique que les autorités étaient au courant des activités du FLQ : «M. Cross était d’accord pour se faire enlever». Deux jours après l’enlèvement de Cross, la police savait déjà où il était pris en otage. Or, 59 jours se sont écoulés avant qu’elle n’intervienne et libère James Richard Cross. D’ailleurs, selon les sources de M. Devirieux, un policier aurait reçu l’ordre d’abandonner la poursuite des ravisseurs de Cross. À l’intérieur de son oeuvre, Claude Jean Devirieux fait mention de toutes les pistes sur lesquelles ses sources l’ont amené, principalement dans l’affaire de l’enlèvement de James Richard Cross. «Des agents de la police municipale de Montréal-Nord m’ont affirmé qu’ils savaient très bien où M. Cross était détenu et qu’ils auraient pu le libérer bien plus tôt, mais que la Gendarmerie royale du Canada leur avait interdit de se mêler de cette affaire et même de pénétrer dans le quartier. Ils étaient furieux. J’ai déjà signalé que des agents de la GRC à la retraite ont admis avoir su, dès le début, où était séquestré Cross. C’est seulement le 25 novembre que, d’après la version officielle, la GRC repère le lieu de détention de Cross alors qu’elle le connaissait depuis le début. 3 décembre : Ouverture des négociations avec les ravisseurs de Cross qui obtiennent un sauf-conduit pour Cuba et filent avec leur prisonnier vers Terre des hommes, proclamé territoire cubain pour l’occasion. 4 décembre à 2h du matin : James R. Cross retrouve sa liberté. Il est mis en observation dans la chambre VIP de l’Hôpital général juif qui avait été préparée dès le 5 octobre.» :: SOURCE :: http://atmjonquiere.com/la-pige/2012-2013/reportages/octobre-70-devirieux-jette-un-pave-dans-mare-politique Claude Jean Devirieux a été journaliste pendant 35 ans, dont 30 ans à Radio-Canada où il a été rédacteur, reporter, grand reporter et présentateur-animateur. Il a «couvert» la plupart des événements des cinquante dernières années au Québec. Témoin aussi honnête que curieux, il a, au fil du temps, recueilli de nombreuses confidences. Certaines de ces informations n'ont pas reçu l'attention médiatique qu'elles méritaient et, chassées par le flot de l'actualité quotidienne, ont vite été oubliées. D'autres ont été volontairement déformées, minimisées ou, au contraire, exagérées. Enfin, certaines ont été passées sous silence ou carrément interdites, car elles compromettaient des intérêts supérieurs. Estimant que le public, en vertu du droit à l'information, a le droit de savoir ce qui s'est passé dans la dernière moitié du XXe siècle, Claude Jean Devirieux a décidé de révéler ce qu'il a appris, ce qu'on lui a dit et ce qu'il a parfois vécu au cours de cette période. Le lecteur ira de surprise en surprise: l'auteur a décidé de présenter le tout sous forme d'abécédaire. Claude Jean Devirieux a eu une brillante carrière de journaliste. Il est conseiller et formateur en communication, professeur et conférencier. Il n'a cessé de revendiquer la suppression de toutes les entraves à la liberté de l'information.

Publié dans Glanures

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